La Grand-mère de Jade

Auteur: Frédérique DEGHELT
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Hommage aux livres, à la vieillesse et à l'amourRésumé :Jade, jeune trentenaire journaliste pigiste à Paris, est catastrophée lorsqu’elle apprend que Jeanne, sa grand-mère de Haute-Savoie, victime d’un malaise, risque d’être placée en maison médicalisée par ses filles. Pour la jeune femme, c’est tout simplement inimaginable : elle enlève l’octogénaire et l’installe dans son appartement parisien. Jade va découvrir derrière sa « Mamoune », femme simple, proche de la nature qui s’est toujours occupée d’enfants dans ses montagnes, une lectrice passionnée, qui a toujours dissimulé sa passion à son entourage car à son époque « lire c’était perdre son temps à ne rien faire ». Jeanne propose timidement à sa petite-fille de jeter son œil de lectrice avertie sur le roman que celle-ci tente de publier. En retour, Jade initie Mamoune à l’ordinateur. Au fil de leur cohabitation, une tendre complicité se noue entre elles. Elles vont même tomber amoureuses toutes les deux ! la jeune femme tombe sous le charme d’un jeune Indien, Rajiv, musicien et chercheur, rencontré dans le métro, tandis que Jeanne s’éprend de l’éditeur auquel elle voulait envoyer le roman de sa petite-fille.
Commentaire :Les avis ont été très partagés à la lecture de ce roman. Des lecteurs ont été sensibles à ce joli texte à deux voix, véritable hommage aux livres et aux mots, mais aussi à la vieillesse et à l'amour. Le récit est émaillé de réflexions intéressantes sur le contraste entre les générations et les époques, sur le pouvoir de la lecture, sur l'influence qu'elle peut avoir sur la vie du lecteur : "j'ai tout vécu, j'ai mille ans et je le dois aux livres" dit Mamoune. On y trouve aussi un beau portrait de l'éditeur "idéal" (qui serait celui d'Actes Sud...), ce qui permet au passage à Frédérique Deghelt d'évoquer les problèmes soulevés par l'écriture d'une oeuvre. Et la fin très inattendue sert véritablement le roman en gommant un peu le côté parfois trop idyllique de l'histoire. C'est ce côté idyllique, "bons sentiments", "fleur bleue", limite niais, qui a hérissé d'autres lecteurs qui n'ont vu dans ce roman qu'un enfilage de clichés, de lieux communs. Rien, ou presque, n'a trouvé grâce à leurs yeux, ni le fond, ni la forme, qui sent la mise en pratique très laborieuse de séances d'atelier d'écriture ! Au lecteur de se faire un avis selon ses préoccupations du moment ou sa sensibilité...